Un atelier X-Trême...![]()
En cette
dernière fin de semaine du mois d’août, Lucie et moi avions une sortie bien
spéciale d’inscrite à notre

agenda.
Il s’agissait d’une première pour nous : nous nous sommes rendus dans la région
de Québec afin de participer à l’atelier X-Trême organisé par nos amis Guy Dubé
et Édith Bourgault de l’école de danse MG Dance de cette ville. En passant, Guy
en plus d’enseigner la danse, il est le propriétaire du site internet
Cowboy-Québec, un média fort connu de la part des danseurs d’un peu partout.
Québec n’étant pas à la porte, nous en avons profité pour nous payer une petite
vacance dans cette région et c’est donc pour deux jours que nous avions pris la
route vers l’est. Vendredi soir, après un arrêt pour nous assurer que notre
hébergement soit une chose de réglée, nous avons pris la direction du bar le
Farwest. Nous avions oublié que les rues de la ville de Québec ne sont pas aussi
faciles à apprivoiser que celles de Montréal ! Un trajet qui, normalement ne
prends qu’une vingtaine de minutes s’est transformé en une aventure de près de
quarante minutes ; faut dire que nous ne connaissions pas du tout ce coin de
Québec et que contrairement à Montréal, les artères de cette ville ne sont pas
rectilignes ; de plus, le nom de plusieurs de ces rues change en cours de route,
ce qui n’aide pas beaucoup les touristes que nous étions. Tout de même, nous
avons réussi à nous rendre à bon port ; au sortir d’une dernière courbe sur le
boulevard des Étudiants, nous faisions notre entrée dans le stationnement du
Centre Communautaire Henri Bergeron, lequel abrite le bar Le Farwest.
Pas beaucoup
de danseurs sur place, tout au plus une quarantaine ! Malgré l’heure tardive, il
était déjà 20 :30 heures, peu de danseurs s’activaient sur la surface de danse.
Heureusement, d’autres mordus de la danse vinrent
s’ajouter au fil des heures mais somme toute, l’achalandage fut d’un calme
déconcertant. Ma première réaction a été de me demander pourquoi il n’y avait
pas plus de monde dans un endroit qui offre un si beau plancher à ses usagers ?
En ce vendredi soir, Guy Dubé avait ajouté un nouveau volet à sa soirée de
danse : à toutes les heures et ce, pour une dizaine de minutes, les gens sur
place pouvaient faire valoir leur talent de chanteur. Ainsi cela m’a permis de
découvrir une voix de rossignol ; quand vous croiserez l’ami Eddy Drouin, un
gars de la Beauce, demandez-lui de vous interpréter Tous les garçons et les
filles de mon âge, vous serez agréablement surpris du résultat !
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Le lendemain matin débutait cette méga-activité qu’est l’atelier X-Trême ; heureusement que nous avons été raisonnable la veille car le réveil-matin s’est fait un plaisir d’écourter notre nuit. En effet, le déjeuner pris vers les 07:30 heures, nous nous pointions à nouveau au bar Le Farwest vers 08:45 heures, non sans s’être à nouveau perdu dans les méandres des rues de la vieille capitale. Le fonctionnement de cet atelier diffère grandement du concept que l’on connaît dans la région de Montréal. Certes, il y a des professeurs invités à venir y enseigner des danses et cette année, Guy s’était adjoint les services de Raymond Lamarche, de l’école Country Numéro 1 ; de Linda Fortin, de la région du Saguenay Lac-St-Jean, ; de Linda Sansoucy, de Country Road Dancers ainsi que de Stéphane Cormier, des Cowboys de la Rive Sud. En réalité, ce qui fait tout la différence, c’est dans le nombre de chorégraphies présentées ainsi que dans le choix que doivent faire les participants tout au long de la journée. Une fois les inscriptions complétées, les professeurs sont invités à faire la démonstration de deux danses ; lorsque cette présentation est terminée, les danseurs choisissent par vote à main levée de suivre le professeur de leur choix dans une des trois salles du complexe afin de parfaire l’apprentissage de ces danses. À quatre reprises au cours de la journée, le même stratagème est repris, jusqu’à ce que toutes les chorégraphies soient enseignées.
Cette formule permet l’enseignement de beaucoup de danses au cours d’une journée. En effet, pas moins de 24 chorégraphies y ont été présentées. De ce nombre, les trois quart furent des danses en ligne tandis que le restant consistait en danses de partenaires. Des chiffres qui indiquent bien la proportion des danses en ligne versus celle des danses de partenaires dans la région de Québec ; une nette différence quand on compare le tout avec les régions se rapprochant de Montréal. Pour ce qui est de la proportion des danses country et hors country, bien sûr elle n’est pas de l’ordre de 95 % mais si j’émettais le chiffre de 80%, je ne serais pas loin de la réalité.
Mais toute bonne formule possède son talon d’Achille : le fait de devoir voter afin de suivre un professeur peut paraître normal pour qui est un habitué d’un tel atelier, mais pour des participants comme nous, qui en sommes à notre première visite, avoir à choisir entre des professeurs nous a paru fort difficile par moments ; c’est comme devoir choisir entre deux amis ! De plus, il peut arriver durant une de ces démonstrations que deux danses nous intéressent particulièrement : ou bien on en manque une ou alors, si la chance est avec nous, en changeant de salle, on peut avoir le temps de les apprendre tous les deux. Cependant, il reste qu’un atelier de ce genre nous permet d’ajouter plusieurs chorégraphies à notre répertoire.
Après un
pause de deux heures afin d’aller souper et profiter d’un moment de repos, nous
étions encore une fois
de
retour au bar Le Farwest afin de profiter d’une dernière soirée de danse à cet
endroit. À chaque année, les organisateurs choisissent un thème entourant la
tenue de cette soirée et cette fois-ci, Guy et Édith ont voulu nous placer dans
une atmosphère typiquement française en l’intitulant : la country en France. À
cette occasion, toute la salle était pavoisée de décorations nous rappelant
notre mère patrie. Connaissant un peu mieux notre ami Guy, je ne fus pas surpris
de le voir accoutré comme un véritable parisien : chandail rayé, béret sur la
tête, un long pain sous le bras, il a même emprunté, pour la circonstance un
mignon accent français ! Même avec une soirée si bien planifiée, le nombre de
danseurs présent n’augmenta que très légèrement, ce qui me fait dire que les
gens de la région de Québec ont peut-être beaucoup d’autres choses à faire
durant la saison estivale que de venir encourager les promoteurs d’un tel
événement. Nous avons trouvé cet atelier fort intéressant et nous nous
promettons, si les circonstances le permettent d’y assister à nouveau l’an
prochain. Il est vrai que sur le coup, $53.00 peut paraître cher mais pour ce
prix, vous profitez d’un atelier incluant 24 danses ainsi que deux soirées.
Alors, si vous faites le calcul, vous constaterez que le coût total est bien
raisonnable. Evidemment, si vous venez de l’extérieur de Québec, les frais
encourus pour un tel événement en sont facilement quadruplés mais pourquoi ne
pas profiter de votre dernier week-end du mois d’août 2007 pour vous payer une
petite vacance tout en pratiquant votre loisir favori ?
En terminant, comme cet atelier comprenait beaucoup de chorégraphies enseignées en primeur, par respect envers les professeurs, je me dois de garder le secret entourant le nom de celles-ci. Surveillez notre site car avec le temps, ces chorégraphies apparaîtront graduellement sur nos pages.