04  janvier 2010

Chronique country

www.countrydansemag.com
  Les chorégraphies......mise au point !
  Texte : Robert Martineau         rmartineau@countrydansemag.com

 

Un changement qui s'imposait !

 

 Depuis des années, nous avons eu pour but premier de vous informer de la meilleure manière possible de ce qui se fait dans le domaine de la danse country, que ce soit au Québec ou à travers le monde entier. Depuis quelque temps, nous avons mis l’emphase sur les chorégraphies. Nous avons ajouté un volet qui traitait de l’écriture des danses, matière première afin de faciliter le loisir de tous.

 

Vous vous en êtes sûrement aperçu, le nombre de chorégraphies pondues par nos chorégraphes québécois ou par des auteurs étrangers, que ce soit des Etats-Unis ou de l’Europe n’a cessé de croître au fil des ans, tant et si bien que plusieurs d’entre vous ont semblé quelque peu découragés devant le flots incessant de danses à apprendre ! Par contre, tout ceci veut dire que la danse est sans aucun doute un loisir qui ne cesse de grandir, prouvant ainsi que les adeptes de ce genre de passe-temps ne manquent pas d’imagination. Malheureusement, il arrive trop souvent que des personnes s’improvisent chorégraphes avec le résultat que nous voyons, beaucoup de chorégraphies écrites à la va comme je te pousse; ce qui fait plus de tort que de bien au domaine de la danse country; mais cela relève d’un autre débat que j’aborderai peut-être dans le futur.

 

Ce qui m’amène à écrire ces lignes est que pour les prochaines sessions de danses enseignées, il y aura un changement majeur dans les différentes pages qui composent le volet Danses Enseignées sur notre site. Depuis quelques mois, plusieurs personnes m’ont demandé pourquoi on accordait le même souci de publicité aux chorégraphes qui se réservaient le droit d’apposer un délai quant à la publication de leurs chorégraphies sur notre site. Pourquoi accorder la même importance aux chorégraphes qui collaboraient volontiers avec nous qu’avec ceux qui profitaient de la même publicité que ces derniers sans toutefois offrir la même collaboration ?

 

Nous voulons bien croire que les chorégraphes québécois veulent profiter du côté monétaire de leurs créations en vendant leurs vidéos mais cette situation devient de plus en plus injuste pour d’autres chorégraphes de notre province qui collaborent réellement avec nous. Et puis, il faudrait cesser de faire l’autruche, en se mettant la tête dans le sable, et regarder la vérité en face;  aussitôt que les vidéos interdits de publication sortent, ils sont copiés à tour de bras et mis en circulation sans aucune gêne ! À l’ère de l’internet, tout va si vite; les courriels se promènent allègrement et en quelques jours, les danses supposément interdites de publication se retrouvent entre les mains de la plupart des danseurs. Pensez-vous que cette situation aide vraiment les chorégraphes québécois ? Depuis une session ou deux de cours de danses, si vous examinez les Top Ten, vous serez à même de constater que les chorégraphes étrangers profitent de cette lacune pour prendre le pas en ce qui a trait aux danses qui s’enseignent au Québec. C’est surtout ce qui arrive dans la catégorie des danses en ligne. Cette situation n’est pas aussi évidente pour les danses de partenaires mais en sera-t-il encore de même dans le futur ?

 

On dit que les américains sont des money makers, mais il semble que ces derniers, aussi bien que les britanniques et les européens ont compris toute la force et l’utilité d’un site comme You-Tube. Alors, avec le temps, ne nous étonnons pas de constater que de plus et plus de noms inconnus jusqu’à présent prennent le haut du pavé en ce qui a trait aux danses qui se pratiquent au Québec. Et ce, toujours au détriment de nos créateurs québécois. J’arpente régulièrement les sites contenant des vidéos et malheureusement, trop de danses de chez nous sont toujours aussi absentes. Ce n’est pas en les cachant que nos chorégraphes se feront une renommée ! Je comprends un peu que nos chorégraphes hésitent à mettre leurs plus récentes créations en ligne, mais je trouve déplorable, voire étonnant, que de vieilles chorégraphies ne soient pas offertes sous forme de vidéos afin que les gens puissent les connaître et surtout apprécier le travail qu’ils ont fait depuis bon nombre d’années.

 

Pour la session qui vient, c'est-à-dire de janvier à mai 2010, tout en ne voulant en aucun temps dénigrer le travail de certains de nos chorégraphes, nous avons décidé de ne pas accorder de publicité gratuite aux chorégraphies dont nous n’aurons pas accès. Dans chacune des catégories de danses, nous n’en ferons pas mention tant et aussi longtemps que leurs auteurs ne nous auront pas accordé la permission de les mettre en ligne. C’est une question d’équité envers ceux et celles qui collaborent réellement avec nous. Nous étions un des rares sites, sinon le seul, à promouvoir des danses que nous ne pouvions fournir à nos visiteurs mais cette situation, ce sera chose du passé en ce début de 2010. Cependant, nous compilerons les informations relatives à ces danses et les garderons en filière jusqu’au moment où leurs chorégraphes nous accorderont la permission de publier ces chorégraphies.

 

Il se peut que certains d’entre vous, chorégraphes, professeurs ou simples danseurs ne soient pas d’accord avec cette décision de notre part  et c’est votre droit. Cependant, il ne faudrait pas oublier que le site Countrydansemag.com est depuis sa création un site d’information, et d’être ainsi obligé, en obéissant à des contraintes, à ne vous donner que des parcelles d’informations va à l’encontre de notre mandat et c’est pourquoi aujourd’hui, nous avons cru bon de remettre les pendules à l’heure.

 

Pour ce qui est des vidéos, le site Countrydansemag.com se fait un plaisir de créer des liens avec les différents sites internet qui en offrent. Nous n'avons aucun vidéo provenant directement de notre site alors, si malheureusement il se produit que le vidéo disparaisse des ondes, le lien s'en trouvera brisé et en cela, nous ne pouvons pas faire grand chose !  C'est une question de droit d'auteur tout simplement. Là encore, du côté québécois, il semble bien difficile de pouvoir se servir de ce mode de publicité sans que, dans certains cas, cela amène des frictions mais tant que nous trouverons sur d'autres sites internet des vidéos qui pourraient intéressés les professeurs et les danseurs, nous vous les offrirons nous aussi. Que ce soit du contenu québécois ou étranger.

 

Robert Martineau    www.countrydansemag.com