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Le journal d'une cowgirl de ville ! |
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12 juin 2009 |
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www.countrydansemag.com |
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Texte : Maryse Gagnon liloucowgirl@hotmail.com |
Tintin et les américains ou les aventures de la cowgirl de ville aux États-Unis
Durant le
weekend du 30 mai 2009, je me suis dirigé vers Boston pour voir le spectacle de
George Strait au Comcast Center à Mansfield dans le
Massachussetts.
Ayant acheté mes billets d’admission par internet, et ne connaissant pas du tout
l’endroit, à part quelques mentions trouvées sur des sites internet, choisir un
hôtel le plus près possible du lieu du spectacle fut toute une aventure. Fidèle
à moi-même, on y est allé en gang; location d’une petite van et up! Boston nous
voilà ! Le tout débuta dans la Beauce vers les 15 :00 heures le vendredi; et de
là, on en a fait des kilomètres, parsemés d’aventures. En arrivant à la
frontière, le douanier nous demande d’ouvrir le porte- bagages et vous devinez :
trois filles, ça en fait beaucoup de bagages et ceux-ci sont tombés par terre
quand le l’officier a ouvert la porte. Pas de dégâts, une chance, un petit
sourire de la part du douanier et on a pu reprendre la route, dans le beau pays
de Barak Obama. Après quelques kilomètres sillonnant dans la vallée, on s’est
fait arrêter par la police qui, nous disant d’un français au fort accent : ‘’
Vous rouliez un petit peu vite !’’ Et notre conducteur de lui répondre,
‘’Ouais…les filles viennent de me le dire.’’ L’agent de police a bien ri et
finalement, on s’en est miraculeusement tiré avec un : ‘’Slack un p’tit peu !
‘’ Il a été vraiment gentil, on a donc épargné une contravention…Ouf ! Quelques
heures plus tard, tranquillement, la faim s’est fait sentir et nous nous sommes
arrêtés. Mais là, un peu difficile de trouver le bon endroit pour manger lorsque
l’on ne connaît pas le coin. Finalement, la chance fût de notre côté, on a
trouvé un bon endroit. Après s’être rassasiés, on décide d’acheter de la bière
que pour la déguster à l’hôtel; bonne précaution à prendre étant donnée l’heure
tardive à laquelle nous avions prévu y arriver. Hélas, après avoir visité trois
épiceries et dépanneurs, nous n’avons pas trouvé de houblons. Vive nos voisins
du sud ! C’est donc bredouilles que nous avons repris la route.
À 23 :30
heures, c’est finalement notre arrivée à l’hôtel, le Marriot, à Foxborough.
Yéééééééééééé ! Tout près de cet établissement, il y avait un bar et tous
ensemble, nous nous dirigeons vers celui-ci pour aller prendre un verre. Je dis
bien un verre car, saviez- vous qu’il existe une loi dans l’état du
Massachusetts qui interdit de servir plus d’une consommation à la fois. Eh oui,
ma copine demande un Jack Daniel’s double et on le lui a refusé. Au dire
du serveur, on ne peut pas commander une tournée si les gens n’ont pas terminé
au moins le 2/3 de leur consommation. Vive notre beau Québec ! Bon, tout
de même, ce n’est pas si grave, on a gardé le moral ! Si je résume un peu, le
lendemain de notre arrivée, une petite visite de la ville de
Boston. On s’est perdu à l’entrée de la ville, mais heureusement, nous sommes
revenus à temps à notre hôtel afin de nous préparer pour le spectacle tant
attendu. Peu de temps après, c’est le départ pour le Comcast Center. À notre
arrivée, dans le stationnement, il y avait des gens qui étaient déjà sur place
depuis de nombreuses heures et qui, pour passer le temps, s’amusaient avec des
jeux de poches; il y en avait d’autres qui s’affairaient devant leur poêle
B.B.Q. faisant en sorte que sur l’aire du stationnement, régnait une bonne odeur
de cuisine ; un peu plus, on se serait crû à un match de football ! Une fois à
l’intérieur du Comcast Center, ce fut tout une histoire que de pouvoir se
désaltérer : impossible d’acheter de la bière ou de l’alcool ! La raison, notre
passeport n’était pas étampé et notre permis de conduire était en français. Ah
les américains ! Deux copines ayant demandé à une tierce personne d’acheter de
la bière se les ont fait confisquer par la police, à défaut de se faire purement
et simplement embarquer. J’ai finalement pu en acheter à un comptoir qui avait
la photo d’un permis québécois et qui a décidé d’accepter le mien, Il parait que
les concessions appartenaient à l’état du Delaware et les autorités en place
appliquent la loi de leur état. La sécurité était omniprésente ; tout le monde
se faisait demander leurs pièces d’identités et les policiers faisaient partie
du décor, et en grand nombre je vous prie de me croire !
Parlons tout de même du spectacle !
Oh surprise, le spectacle débute un peu avant l’heure prévue ! Et oui, avec l’artiste féminine Julianne Hough. Cette chanteuse ne m’a pas beaucoup impressionnée : je n’ai reconnu aucune de ses chansons, elle manquait un peu d’expérience sur scène mais, note positive en sa faveur, elle regorgeait de dynamisme. Elle fut suivie peu après par Blake Shelton qui lui, m’a littéralement envoûtée : j’aime sa musique, ses chansons ainsi que la façon dont il s’adresse à la foule. Une bête de scène quoi !
Ensuite l’artiste que tout le monde attendait fit son apparition sur la scène ; sans artifice, vêtu de jeans et portant une chemise blanche et un chapeau noir, très sobre quoi ! Les choristes étaient à l’image du chanteur, aucune fantaisie en ce qui a trait à l’habillement. Je me serais attendue à plus de classe de la part d’un chanteur de ce calibre. Sa prestation a duré une centaine de minutes et monsieur Strait n’a pas chanté ma chanson ! Il en a fait 27 au total, très peu de son meilleur album mais il faut dire qu’il a eu tellement de gros succès qu’il lui est impossible de tous les faire. Tout au long de son spectacle, je me suis laissé bercer par sa musique en attendant ‘’I’m Wrap’’. La qualité du son laissait à désirer mais le site dans lequel nous nous trouvions nous transportait dans nos pensées. En résumé, il nous a offert un spectacle sobre, classique, sans trop de mouvements ni d’artifices. Si j’avais à noter les prestations que j’ai vues, je dirais que celle de George Strait était correcte mais que celle de Blake Shelton était géniale ; question de goût direz-vous. Finalement, j’ai bien apprécié ma destination mais je pense que le voyage en lui-même, je le qualifierais d’étourdissant, de palpitant. Je peux vous dire que j’ai ri comme je ne l’avais pas fait depuis fort longtemps.
De retour au Canada, à la frontière, nous avons eu droit à une autre fouille. Ils nous ont fait nous ranger sur le côté et quand les douaniers ont ouvert à nouveau le porte- bagages, et oui, tout s’est écroulé une seconde fois. Je crois qu’ils ont été un peu découragés devant la quantité de bagages à examiner. Après avoir fouillé deux sacs, ils ont tout refermé et nous ont tout simplement souhaité un bon retour à la maison.
À plus,
La cowgirl de Campagne !
xxx