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Le journal d'une cowgirl de ville ! |
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03 janvier 2009 |
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www.countrydansemag.com |
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Texte : Maryse Gagnon liloucowgirl@hotmail.com |
Le retour de la cowgirl de ville…
Plusieurs d’entre-vous m’ont cherché cet été ! J’étais pour ainsi dire disparue de la circulation du moins, là où j’étais, il y avait beaucoup moins de circulation qu’à Québec, la vieille capitale. Et oui, j’étais à la campagne.
Vous souvenez-vous ? Lorsque nous sommes tout petits, on fait le tour de la maison et tout nous semble tellement grand ! Il ne faut vraiment pas aller loin pour avoir la sensation de partir à l’aventure. Puis, les années passent et soudainement on découvre la rue et ensuite le quartier où on habite et finalement la petite ville où l’on se trouve. Plus on découvre notre petit univers et plus la soif de découvertes se réveille en nous ; ce n’est jamais assez grand à notre goût ! C’est alors que le désir de l’aventure s’empare de nous et naturellement, recherchant toujours plus plus grand, plus vaste, on déménage et cela, dès que l’on est en âge de voler de nos propres ailes pour aller conquérir la grande ville. Beaucoup l’ont fait et je n’ai pas échappé à ce goût de l’évasion. Native d’une petite ville, j’ai réalisé mon rêve de vivre dans une grande ville comme Québec, là où j’ai transporté mes pénates au fil des ans. C’était merveilleux de voir tant de diversités et d’avoir tant de facilités à ma portée ! Je pouvais aller danser à peu près n’importe quel soir, il y a toujours des activités, tout bouge et tout va très vite !
Mais un jour, j’ai vraiment trouvé que tout allait trop vite ; fatiguée de cette course qui, en passant est le lot de beaucoup de citadins, Je me suis levé un bon matin et le goût du calme de la campagne s’est emparé de moi. Ah, fuir les embouteillages, le bruit, la pollution, c’était devenu pour moi une véritable hantise ! Je ne sais pas si c’est la danse country, les gens de la Beauce ou bien les rodéos mais finalement l’appel de la campagne est devenu plus fort que tout. Alors je vous l’annonce officiellement : la Cowgirl de ville s’est acheter une maison de campagne, dans un petit village de la Beauce. Étant donné ma notoriété, hum ! Je vais en taire le nom question de ne pas déranger tout le village. Un endroit vraiment paisible ayant un nom contenant beaucoup de syllabes.
Après quelques mois, je peux vous dire que je découvre qu’il y a autant d’activité dans la Beauce que dans la région de Québec, mais on dirait que le rythme est moins effréné. Il y a autant sinon plus de festivals ; chaque village a sa notoriété et souhaite le souligner à un moment ou à un autre de la saison estivale. On a qu’à penser au festival du mais, du cochon, de la canneberge, du bûcheron, de la gigue etc, etc… Je suis sûr que je ne m’ennuierai pas dans mon nouveau patelin.
Les questions que se posent mes amis et amies ?
Est-ce que je vais écrire une chronique ou la pensée de la semaine dans le journal du village ou dans le bulletin paroissial ?
Trouverons-nous ces chroniques sur le présentoir, à l’épicerie ?
Est-ce que je vais afficher mes couleurs de danseuse country ?
Est-ce que je vais organiser un nouveau festival dans cette municipalité au cours des prochaines années ?
On soupçonne que dans un mois j’aurais connu tout le village ! Vais-je finir par me présenter à la mairie ?
Les paris sont lancés, ce sont toutes des histoires à suivre ! Mais cet acquisition a exigé beaucoup d’efforts et je me suis un peu éloigné du monde country. Par contre, chasser le naturel et il revient au galop. Hop! Me voilà de retour…avec un peu moins de temps pour voyager mais avec toujours ce goût de danser.
Une de mes sorties en 2008
Une des rares sorties de mon automne fut d’aller voir mes parents en Estrie. J’ai toujours mon petit truck et bien sûr mon GPS, mais cette fois, je n’ai pas eu besoin d’aide électronique puisque je connaissais le chemin par coeur. Heureux effet du hasard, mes parents s’en allaient danser et ne pouvant résister à la tentation, je me suis joins à eux. Nous nous sommes rendus chez les Granby Country Dancers, une école de la région de Granby. Nous sommes arrivés vers 19 :00 heures au Club Aramis, situé sur le chemin Grande Ligne à St-Paul d’Abbotsford. C’est toujours un plaisir de revoir Huguette Hunault, Normand Henley ainsi que l’animatrice attitrée de l’école, D.J. Country Anna. Il y avait déjà plusieurs danseurs sur les lieux et plus la soirée avançait, plus les gens se présentaient afin de profiter du plancher de danse ; à un moment donné, nous étions près de 150 à occuper la place. Une belle grande salle, un beau plancher de bois, quoiqu’un peu glissant ! Beaucoup de diversité dans le choix des danses ; plusieurs danses venant de nos chorégraphes québécois étaient au menu ; Linda Sansoucy, Gilles Labrecque, Pierre Mercier, Mariette et Jean-Marc Villeneuve, Michelle Chandonnet et Marc Archambault enfin, des noms bien connus des danseurs du Québec. Tout cela, bien mélangé avec des danses venant de l’étranger. J’ai noté que les danses de partenaires étaient bien populaires dans cette région ! L’animatrice connaît très bien son monde car, sauf pour quelques danses, le plancher était toujours bien occupé
Au milieu de la soirée, Sylvain Chalifoux et sa conjointe faisaient le tour des tables afin de distribuer des assiettes de fromages, un geste qui dit-on se répète souvent un peu partout dans les salles qu’ils visitent. Une façon de mieux faire connaître leurs produits qui joint l’utile à l’agréable ! Sylvain est un des dirigeants de la compagnie Chalifoux de la région de Sorel-Tracy. Une industrie de transformation laitière qui rafle souvent des prix d’excellence dans ce domaine. Vers la fin de la soirée, Huguette, prenant le micro pour quelques minutes, a fait un petit tour de tables afin de présenter la visite ; une gentille façon de remercier les gens qui se sont déplacés pour lui rendre visite. Malgré une petite erreur lors de ma présentation ; en effet, je me suis retrouvé avec le nom de Sophie Gagnon de Countrydansemag et oui…je m’appelle encore Maryse ! Cela m’a bien fais sourire ! Un oubli, ça arrive; la preuve, j’avais oublié mes bottes alors j’ai donc fais un détour par une boutique country de Granby pour palier à la situation. En fait, c’était le prétexte parfait pour m’offrir une belle paire de botte neuve !
Les points forts de cette année ?
Mes wranglers…sont rendu trop petits ! Après ces quelques mois sans danser, j’ai accumuler quelques livres. Mais ce qui n’a pas changé, c’est que je me suis ennuyé de ne pas partager avec vous ces moments de ma vie. Alors je vous reviens avec le goût de vous faire sourire et vous divertir, égayer vos lectures, en partageant mon énergie, mes aventures, mon quotidien et ma passion de la danse country ! Mon rythme de vie est moins effréné alors je ferai moins de sortie, et moins de chronique mais je prendrai quelques moments pour vous partager des petits moments de vie.
Je vous souhaite une très belle année 2009, remplie de joie de bonheur et de santé,
À plus, Country girl …de la campagne ! xxx