Le journal d'une cowgirl de ville !

25 septembre 2007

                   

L'après St-Tite !

Bon d’accord, je vais vous en dire un peu plus. J’avais tellement hâte et je peux vous dire que j’en ai eu pour mon argent. On dira ce que l’on voudra de cet évènement, parler de  l’organisation, placoter de la température qu’il a fait durant le festival mais pour moi, me lever chaque matin en me demandant où j’irai danser aujourd’hui, sous quel chapiteau j’irai faire aller mes bottes, dans quel bar j’irai m’asseoir et profiter de la musique, ce sont des questions qui ont régalé mon esprit. En résumé, ce fut comme  le paradis des danseurs. Combien de fois ou d’endroits dans l’année, pouvons-nous nous poser de telles questions et ce, dix matins consécutifs ? Jamais, vive St-Tite et son festival !

Si j’ai pris mon temps pour écrire cette chronique, c’est que je ne savais pas trop comment décrire tout cela. Dix jours d’évènements  à saveur country est bien difficile à résumer en une seule page. Il faut sélectionner les choses les plus importantes et la difficulté réside à faire attention pour ne pas froisser personne. Je ne vous résumerai pas la programmation, vous pouvez la consulter sur le site internet du festival de St-Tite mais je vous raconterai les faits et gestes qui ont meublé mes vacances au pays des cowboys et je vous parlerai des rencontres que j’y ai fait. Pendant toutes ces journées à se promener, à danser et à parler aux gens, on apprend plein de choses !

Durant mon séjour à St-Tite, j’ai assisté à deux soirées de danse qui se déroulaient à l’aréna local; deux soirées géniales avec beaucoup de danseurs et de très bonnes animations. Le plancher de danse était parfait mais la ventilation laissait à désirer. Avec la très belle température qui régnait à l’extérieur, la chaleur devenait vite épouvantable. Durant le  premier week-end en particulier, c’était tellement chaud que l’on suffoquait presque mais cela n’a pas empêché les danseurs de s’y présenter en très grand nombre.  Le plancher de danse était rempli à craquer; fallait voir les gens formant pas moins de quatre rangées afin d’exécuter un  El Paso, avez-vous vu cela souvent cette année?  C’était très plaisant de voir bon nombre d’écoles de danse venant des quatre coins du Québec réunies sur un même plancher.

Vous avez sans doute sûrement entendu parler de l’excellente performance de Kenny Rogers à laquelle j’ai finalement pu assister. Très bon spectacle mais l’installation n’était pas ce que l’on peut qualifier d’extraordinaire: deux écrans géants situés sur chacun des côtés de la scène; malheureusement, ces écrans étaient placés derrière plusieurs poteaux, alors pas très utiles pour les personnes qui était assises de côté. Passant par-dessus cette petite déception, j’ai aussi assisté à un très bel hommage à l’endroit du chanteur Johnny Cash.  Pour ce qui est des performances des autres artistes sur scène à St-Tite, il y en a quelques-unes qui ont su attirer mon attention, dont celles du groupe Mountain Daisy, du groupe Cherokee, de Pierre Poirier avec son spectacle intitulé Salut Poirier et finalement, celle du groupe TumbleTweed qui avait lieu à la Brasserie 500, un établissement bien connu situé à St-Tite. D’ailleurs, je vous reparlerai plus longuement des mes visites à cette brasserie lors d’une future chronique.

Et que dire de l’organisation du rodéo ? C’était super bien, très bon spectacle, très bonne ambiance. Même si certains cowboys ont tenu des commentaires négatifs par rapport à la nouvelle formule qui avait été adoptée lors de la première fin de semaine, plusieurs amateurs de rodéo, eux, ont bien apprécié ce qui se déroulait sous leurs yeux. Faut dire que parmi tout ce qui se passe lors de ce festival, les nombreux rodéo figurants quotidiennement au programme affichent généralement complet !

Durant mon séjour, je me suis rendue à maintes occasions à la Brasserie 500 et sous les chapiteaux offrant de la danse aux visiteurs; dans ces endroits, les répertoires sont beaucoup plus classiques comparativement aux soirées de danse se déroulant à l’aréna. C’est toujours plaisant de se retrouver sous un chapiteau, l’ambiance est tellement différente. Mais, et oui, il y a un détail, un très gros détail que je n’ai pas encore compris ! Sous les chapiteaux,  il n’y avait pas de planchers de bois. Il y avait bien un grand espace pour pouvoir danser mais les bons vieux planchers de bois brillaient par leur absence. Serait-ce une question budgétaire ? Les rodéos de St-Victor et de Ste-Catherine en ont un, alors que se passe t-il du côté de St-Tite?  Par contre, je me dois de féliciter l’organisation du festival concernant la sécurité et la santé; on pouvait facilement entrevoir un énorme ballon gonflé qui annonçait la présence du C.L.S.C. afin que les gens puissent s’y rendre facilement en cas de besoin. Durant tout le festival, de nombreux policiers, gardiens et secouristes étaient disponibles un peu partout sur le site. Faut bien se rappeler qu’en temps normal, cette municipalité compte 4000 habitants;  avec la tenue du festival, ce sont près de 500,000 visiteurs qui viennent s’amuser. C’est tout de même une bonne organisation à prévoir. Faut aussi dire que ces visiteurs laissent de précieux dollars dans le coffre de la municipalité et dans la poche de beaucoup de résidents de la place. Je voudrais en profiter pour saluer quelques personnes que j’ai croisées lors de ce festival : Mario Champagne, Sylvie Roy, Stéphane Cormier, Jacques Laberge, Guy Dubé, Raymond Lamarche ainsi que Dixie Fafard avec qui j’ai eu la chance d’échanger lors de ce festival. J’ai aussi cotôyer plusieurs cowboys et cowgirls dont Gaston Roy et ses amis de Lambton, Alain Lepage et Sylvie Demers, Marc Éric de la région de Ottawa et sa gang de pêcheur. Parlant de gang, je ne voudrais pas oublier celle de la Brasserie 500 et finalement, la bande à Joêl Fournier (photo ci-jointe)  qui ont tant embelli mon séjour. J’ai partagé de bons moments avec tous ces gens et je tiens à le souligner. Mes salutations aussi aux autres que j’aurais pu oublier.

Les points forts durant ces dix jours ?

Difficile à choisir, il y en a tant ! En voici tout de même quelques uns : Stéphane, un gars surnommé Chanceux,  a rencontré deux jolies jumelles à la terrasse I.G.A.; il nous a fait bien rire. Hugo Turcotte et Joël Fournier ont bien essayé de nous convaincre qu’ils savaient chanter mais les gens présents leur ont gentiment suggéré de prendre des cours supplémentaires, c’est tout dire! Du côté camping, il fallait voir Isabelle Drolet et ses amis installés dans la tente-roulotte du siècle! Quand vous la croiserez, demandez-lui de vous en parler, pire que du camping sauvage. En arpentant les rues, j’ai croisé Serge Brousseau ainsi que deux de ses amis habillés comme les frères Dalton, le coup d’œil en valait la peine ( photo ci-contre ).  Si en 1998, on a connu la grande noirceur lors de la fameuse crise du verglas, St-Tite aussi a connu son Black-out complet et cela en deux occasions dans la nuit du 7 au 8 septembre dernier; la centrale électrique étant surchargée, ce qui devait survenir est finalement arrivé à cause de la trop grande demande d’électricité.  Par ailleurs, j’ai essayé de montrer une chorégraphie à Geneviève Létourneau, mais elle ne l’a pas retenue!  Personnellement, je me suis bien payé la traite en dansant avec deux danseurs faisant partie de mon Top Ten : Stéphane Meloche des Country Rodéo Dancers et Joêl Fournier!  Durant mon séjour,  on a vécu les quatre saisons en parlant de la température, passant de la chaleur estivale durant le jour aux nuits dignes de l’automne. Je pourrais longuement continuer ainsi afin de vous faire partager mon enthousiasme, mais vous ne le connaîtrez que lorsque vous irez en personne au festival de St-Tite ! Oh j’oubliais, quelqu’un peut-il me dire comment on fait pour enlever l’étiquette d’un certain camping de St-Tite que l’on a collé sur mon pare-brise ? Je n’y parviens toujours pas!

À plus, Country Girl xx