Le journal d'une cowgirl de ville !

15 février 2007

                    

 

Dans ma première chronique, je me suis présenté comme une fervente de la danse country, mais je ne vous ai pas parlé de mes racines. On ne naît pas avec des bottes de Cow-Boy !  En tout cas, pas moi.  Non, c’est une maladie qui se développe lentement et sournoisement. En ce qui me concerne, les premiers symptômes sont apparus à l’âge de 34 ans.  Hé oui !  Demeurant dans la région de Québec, je voulais visiter mes parents qui habitent Granby mais ils étaient toujours partis. Je ne comprenais pas leur nouveau loisir. Ils se promenaient un peu partout en Estrie dans leur véhicule récréatif, en changeant de place à toutes les fins de semaine.

 

Un jour, je leur ai demandé :  « En fin de semaine, je pourrais aller vous voir, avez-vous quelque chose de prévu ? »   Réponse typique de ces temps-là : « On n’est pas là,  on va être à St-Cyrille de Wendover. »   Quoi ?  Surprise !  J’ignorais qu’il existait un village portant ce nom au Québec et cela sans offense pour les gens qui y habitent, c’est une très belle municipalité  et  un très beau festival.

 

Alors, en tant que bonne fille, j’accepte d’aller les y rejoindre, sans pour autant combattre une frousse grandissante :  et si je me perds ???!!!  Je dois vous avouer que je n’ai pas trop le sens de l’orientation… le nord change de place régulièrement avec le sud …chez moi ! Je vous donnerai plus de détails à une autre occasion.  Alors, une fois bien rendue à destination, ce fut tout de même un très long week-end. Vous connaissez sûrement cette sensation :  demeurer assis en regardant les autres danser, sans connaître une seule danse et sans réussir à obtenir une conversation soutenue, toujours interrompue par des : « Hey ! Viens vite, on la connaît celle-là » ou bien « ça c’est ma danse préférée » . Finalement je n’ai jamais su comment s’était déroulée leur semaine, et surtout,  qu’est-ce qui se passait de bon par chez eux !

Le lendemain, en retournant à la maison, je me suis fait une promesse : dorénavant, je ne m’ennuierai plus quand je rendrai visite à mes parents. Je me suis trouvé une école de danse country et j’ai commencé à y suivre des cours !

 

Aujourd’hui, le virus m’accable et ne me laisse aucun répit; je suis complètement intoxiquée par la danse country.  Toutes  les fins de semaine doivent maintenant avoir de la danse au programme.  Dès le mercredi, mes bottes commencent à bouger dans mon garde-robe. Je me tiens au courant de tout ce qui se passe dans le monde de la danse country. Je surveille les activités de toutes les écoles que je connais et les sites discutant de la danse. Aussi je pratique souvent avec mes nouveaux amis du country.  Donc je danse une, deux, trois fois par semaine ! Et maintenant, lorsque je parle avec mes parents, c’est pour savoir quelles danses ils ont apprises et où ils vont se rendre pour danser la prochaine fois.

Ça y-est, c’est fait,  je suis devenue accro !!!

 

Si vous êtes un nouveau danseur, MÉFIEZ-VOUS ; vous pourriez vous aussi attraper cette maladie incurable plus tôt que prévu. Si vous êtes déjà atteint, et bien, alors je pense à vous et maintenant je vous comprends!!!